Ce qu’il faut retenir : l’estragon s’achète souvent sous son nom français au Maroc. Peu commun face au duo persil-coriandre, il se remplace facilement par l’anis vert (Nafâa) pour son goût anisé. Privilégier les grandes surfaces ou cultiver son propre plant assure une disponibilité constante pour parfumer subtilement les plats.
Avez-vous déjà ressenti cette frustration immense au souk en étant totalement incapable de nommer l’estragon en arabe marocain pour expliquer une recette traditionnelle à vos chers grands-parents ? Ce guide complet décrypte enfin les appellations locales méconnues comme le Tarhoun et les usages urbains actuels pour vous aider à renouer sereinement avec vos précieuses racines culinaires. Vous apprendrez où dénicher cette herbe rare dans les grandes enseignes de Casablanca et découvrirez des astuces de substitution ingénieuses, utilisant l’anis vert ou le basilic local, pour garantir le succès de vos futurs tajines parfumés.
Traduction et appellation de l’estragon en arabe marocain
Après avoir survolé l’importance des herbes dans la cuisine du Maghreb, penchons-nous sur le cas spécifique de l’estragon et ses noms locaux.
Le mot Tarhoun utilisé par les spécialistes
L’étymologie du mot Tarhoun remonte à l’arabe classique. C’est la racine officielle de la plante. Ce terme savant traverse les époques.
Ce nom circule chez les herboristes traditionnels et les botanistes. Ils sont les gardiens de ce savoir ancien. Pourtant, le client lambda l’ignore souvent. Ce terme reste confidentiel.
Dans la rue, le mot est une rareté. C’est un terme technique et presque oublié des ménagères.
Le terme Tarhoun reste l’apanage des connaisseurs et des anciens herboristes des médinas, bien loin du langage culinaire quotidien des foyers marocains.
L’usage courant du terme français dans les villes
Le mot français estragon domine désormais largement les échanges urbains. À Casablanca, c’est l’unique appellation comprise. On l’entend dans toutes les épiceries fines modernes.
Les chefs marocains ont adopté les herbes européennes avec leurs noms d’origine. Cela facilite les échanges commerciaux. L’influence française a marqué ce lexique.

Pour vos emplettes, prononcez le mot à la française. N’essayez pas de traduire pour éviter toute confusion. C’est plus efficace pour apprendre le darija marocain.
Pourquoi cette herbe est-elle si discrète au Maroc ?
Si le nom pose question, c’est surtout parce que la plante elle-même peine à trouver sa place dans nos paniers de légumes.

La suprématie de la coriandre et du persil
L’estragon — ou tarkhoum — fait pâle figure face au Qosbor et au Maâdnous. Ces deux herbes règnent sans partage sur la cuisine marocaine. Elles sont la base de chaque sauce. L’estragon semble bien anecdotique à côté.
Dans les souks traditionnels, l’ambiance est saturée de vert. Les marchands vendent des bottes énormes de persil pour quelques dirhams. L’estragon est absent.
On n’achète pas d’estragon par réflexe. Ce n’est *pas un ingrédient du bouquet garni local standard*.
- La coriandre (Qosbor) pour le parfum
- Le persil (Maâdnous) pour la base
- Le céleri (Krafes) pour la harira
Un profil aromatique éloigné des standards locaux
Sa saveur anisée reste très particulière. C’est une note fraîche mais puissante. Elle détonne avec les saveurs chaudes et terreuses habituelles.
L’intégration dans un tajine s’avère complexe. Le côté camphré de la plante peut masquer le goût de la viande. Nos palais marocains préfèrent souvent la douceur du cumin.
L’amertume de l’estragon constitue une barrière culturelle. Cette plante possède une pointe amère qui surprend. C’est un goût acquis qui demande une éducation culinaire spécifique.
Où acheter de l’estragon frais ou séché au Maroc ?
Malgré sa discrétion, il reste tout à fait possible de s’en procurer si l’on sait vers quelles enseignes se tourner.
Les enseignes de grande distribution et épiceries fines
Allez faire un tour chez Carrefour Gourmet ou Marjane. Ces rayons frais regorgent de barquettes d’herbes aromatiques. Vous y dénicherez l’estragon sous film plastique. C’est l’option la plus accessible pour vos recettes.
Visez les quartiers huppés de Casablanca ou Marrakech. Le quartier Gauthier et l’Hivernage cachent des épiceries fines incroyables. Ces boutiques sélectionnent des produits rares pour des clients exigeants.
La version séchée attend au rayon épices, vendue en flacon. Pratique pour cuisiner si vous comptez travailler au Maroc longtemps.
Commander chez les pépiniéristes spécialisés
Pourquoi ne pas acheter un plant en pot ? Les pépinières proposent désormais des aromates variés. Avoir son propre estragon assure une fraîcheur imbattable chaque jour de l’année.
Tentez votre chance chez un herboriste, le fameux Achab. Prononcez le mot Tarhoun pour voir s’il connaît cette plante. Parfois, ils gardent des feuilles séchées au fond de vieux sacs.
Testez les nouvelles applications de livraison. Des start-ups locales livrent le terroir directement chez vous. Elles glissent parfois des herbes fines dans les paniers bio.
| Lieu d’achat | Type de produit | Disponibilité | Prix estimé |
|---|---|---|---|
| Grande distribution | Frais | Fréquent | Abordable |
| Épiceries fines | Frais/Séché | Rare | Élevé |
| Herboristes | Séché | Fréquent | Abordable |
| Pépinières | Frais (plant) | Rare | Abordable |
Par quoi remplacer l’estragon dans une recette marocaine ?
Si votre frigo est vide, pas de panique, car le terroir marocain regorge de substituts tout à fait honorables.
L’anis vert pour sa note sucrée et camphrée
Pour vos plats, dégotez des graines d’anis, le fameux Nafâa. Elles partagent une molécule aromatique commune avec l’estragon. C’est l’astuce idéale pour retrouver ce parfum anisé si particulier.
Soyez vigilants sur le dosage précis car l’anis est très puissant. Une petite pincée suffit pour un plat entier. Écrasez les graines pour libérer les huiles essentielles. Apprendre à compter en arabe marocain aide aussi au marché.
Votre cerveau fait le lien immédiatement. L’illusion culinaire fonctionne à merveille.
Le basilic local pour son intensité herbacée
Dénichez le basilic marocain, le célèbre L’hbaq. On le trouve partout sur les étals. Son parfum est intense et légèrement poivré, rappelant l’estragon frais avec brio.
Je recommande l’ajout au tout dernier moment. Ne faites pas cuire le basilic trop longtemps. Cela préserve son éclat et ses vertus aromatiques fragiles.
Ce choix s’explique par la proximité botanique. Ces plantes adorent le soleil et partagent une fraîcheur brute. C’est une alternative locale cohérente et surtout accessible.
L’hbaq marocain, avec sa puissance herbacée, remplace avantageusement l’estragon dans les salades fraîches ou les marinades de poulet citronnées.
Entre le terme traditionnel Tarhoun et l’usage citadin, vous maîtrisez désormais l’appellation de l’estragon au Maroc pour vos recettes. N’attendez plus pour cultiver ce savoir aromatique et renouer avec vos racines lors de vos repas familiaux. Votre maîtrise de ces saveurs fera bientôt la fierté de vos proches.
F.A.Q
Comment dit-on estragon en arabe marocain ?
Si vous voulez impressionner vos grands-parents ou un herboriste, le mot exact issu de l’arabe classique est Tarhoun. C’est le terme technique utilisé par les spécialistes de la médina. Cependant, dans la vie de tous les jours et dans les grandes villes comme Casablanca, on utilise tout simplement le nom français « estragon ». C’est l’appellation la plus courante dans les épiceries modernes.
Pourquoi l’estragon est-il si peu utilisé dans la cuisine marocaine ?
C’est vrai qu’il est discret par rapport au duo sacré Qosbor (coriandre) et Maâdnous (persil) qui parfume tous nos plats ! L’estragon a un profil aromatique très particulier, avec des notes anisées et camphrées qui peuvent surprendre les palais habitués aux saveurs plus terreuses du cumin ou du safran. C’est pour cela qu’on ne le trouve pas systématiquement sur les étals des petits marchés de quartier.
Où peut-on acheter de l’estragon au Maroc ?
Pour en trouver facilement, je vous conseille de regarder dans les rayons frais des grandes surfaces comme Marjane ou Carrefour, souvent vendu en barquettes. Si vous habitez dans des quartiers comme Gauthier à Casablanca ou l’Hivernage à Marrakech, les épiceries fines en proposent régulièrement. Pour la version séchée, les herboristes (Achab) ou des sites de livraison en ligne en vendent pour un prix tournant autour de 9 à 15 DH la botte ou le sachet.
Par quoi peut-on remplacer l’estragon dans une recette ?
Si vous n’en trouvez pas, pas de stress ! Pour retrouver ce petit goût anisé, vous pouvez utiliser une pincée de Nafâa (graines d’anis vert) ou un peu de fenouil. Une autre alternative super locale est le L’hbaq (basilic marocain) qui apporte une intensité herbacée parfaite pour les salades ou le poulet. Le cerfeuil est aussi un excellent substitut si vous avez la chance d’en avoir sous la main.
Est-il possible de faire pousser de l’estragon chez soi au Maroc ?
Absolument ! C’est même une super idée pour en avoir toujours sous la main. Vous pouvez acheter un plant en pot dans une pépinière spécialisée. Comme c’est une plante vivace qui aime le soleil, elle se plaira très bien sur un balcon ou dans un petit jardin. C’est une excellente façon de se reconnecter avec la nature tout en préparant de bons petits plats parfumés.




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