L’essentiel à retenir : pour ne plus se faire avoir, il faut distinguer le petit taxi urbain à compteur obligatoire du grand taxi interurbain qui impose la négociation. Connaître la phrase clé « Dir lkontor » assure de payer le prix réel, bien que les applications modernes comme Indrive constituent désormais une alternative fiable pour éviter tout marchandage.
Est-ce que vous aussi, vous angoissez à l’idée de payer le tarif touriste simplement parce que vous ne maîtrisez pas les codes ? Apprendre le vocabulaire darija taxi maroc est la seule solution pour imposer le compteur et gagner le respect du chauffeur dès la première seconde. Voici les mots magiques pour négocier comme une locale et ne plus jamais vous faire avoir sur le trajet.
Les bases pour ne pas se faire avoir : petit ou grand taxi ?
Confondre les deux, c’est l’erreur classique qui coûte cher. Pour maîtriser le sujet darija taxi maroc, retenez la règle de base : l’un est pour la ville, l’autre pour la route, et le paiement change tout.

Le petit taxi : votre allié en ville
Reconnaissable à sa couleur unique par ville, il prend trois passagers max. Le compteur (lkontor) est obligatoire. S’il refuse de l’allumer ? Descendez et prenez le suivant.
Ils se partagent souvent : ne soyez pas surpris si le chauffeur s’arrête pour prendre d’autres clients.
Le grand taxi : négociation obligatoire
Souvent de vieilles Mercedes, ils assurent les liaisons interurbaines. Attention, ils n’ont pas de compteur.
Il faut impérativement négocier le prix avant de monter. Ils partent une fois pleins (6 passagers), sauf si vous payez toutes les places pour partir immédiatement.
| Caractéristique | Petit Taxi | Grand Taxi |
|---|---|---|
| Zone | En ville | Interurbain |
| Tarif | Compteur obligatoire | Négociation |
| Capacité | 1-3 passagers | Jusqu’à 6 passagers |
| Règle d’or | Exiger le compteur | Fixer le prix avant |
Les phrases clés pour mener la conversation

Maintenant que vous savez quel taxi choisir, passons au concret. Voici les mots de darija qui vont vous éviter bien des galères.
Annoncer la destination et parler compteur
Commencez par la politesse : `Salam alaykoum`. Ensuite, annoncez votre destination : `Bghit namshi l…` (Je veux aller à…).
Pour le petit taxi, enchaînez directement : `Momkin tash3al lkontor 3afak?`. C’est la phrase clé pour montrer que vous connaissez les règles.
Insister sur le compteur n’est pas impoli, c’est votre droit. C’est la différence entre payer le juste prix et financer les vacances du chauffeur.
Demander le prix et terminer la course
Pour le grand taxi, la question fatidique est `BchHaal?`. Savoir comment demander « combien » en marocain est un atout majeur pour la négociation.
Pour s’arrêter, un simple `W9af hna 3afak!` suffit. Enfin, concluez toujours avec un `Shukran`, ça fait plaisir.
- Saluer : Salam alaykoum
- Indiquer la destination : Bghit namshi l…
- Demander le prix/compteur : BchHaal? / Dir lkontor
- S’arrêter : W9af hna 3afak
Et les applications comme Indrive dans tout ça ?
Moins de darija, plus de sérénité ?
Dans les grandes villes, beaucoup ne jurent plus que par Indrive. Le gros plus ? Le prix est fixé avant même de monter. Fini l’angoisse de la négociation ou du fameux compteur « en panne ». Pour une débutante comme moi, c’est juste un soulagement immense.
Cette envie de moderniser le transport n’est pas neuve, on en parlait déjà avec le projet d’application I-taxi à Casablanca en 2016.
Passer par une application, c’est un peu comme avoir des sous-titres pour sa première interaction. Ça enlève une pression énorme et ça permet de se concentrer sur l’essentiel.
Les mots qui sauvent, même avec une app
Pourtant, ne rangez pas votre darija trop vite. Le chauffeur appelle souvent pour confirmer, ou alors il faut le guider avec un simple `Sir nishan` (Va tout droit).
C’est la meilleure façon de briser la glace et de transformer un voyage au Maroc en expérience humaine. D’ailleurs, des ressources audio spécialisées existent pour les plus curieux.
Prendre le taxi au Maroc devient une vraie victoire quand on ose placer quelques mots. Au-delà d’éviter les arnaques, c’est surtout le plaisir de se connecter à nos racines et de se sentir enfin à l’aise au pays. N’ayez pas peur de vous tromper, l’essentiel est de se lancer et de créer ce lien unique.
F.A.Q
Quelles sont les expressions en darija indispensables pour prendre le taxi ?
Pour nous qui ne maîtrisons pas encore parfaitement la langue, quelques phrases clés peuvent tout changer. Pour indiquer où vous allez, dites simplement « Bghit namshi l… » suivi de votre destination. Si vous prenez un petit taxi, la phrase magique est « Momkin tash3al lkontor ? » (Pouvez-vous allumer le compteur ?). Enfin, pour demander l’arrêt, un simple « W9af hna 3afak » (Arrêtez-vous ici s’il vous plaît) suffit amplement.
Comment faire pour appeler un taxi au Maroc ?
Contrairement à la France où l’on réserve souvent à l’avance, au Maroc, ça se passe beaucoup dans la rue. Pour un « petit taxi » (trajets en ville), il suffit de lever la main au bord de la route. Si vous cherchez une station, demandez « Fin na9dar nal9a taxi ? ». Pour les trajets entre les villes ou vers l’aéroport, il faut se diriger vers les stations de « grands taxis ». Attention, la couleur des petits taxis change selon la ville : ils sont rouges à Casablanca, bleus à Rabat et ocre à Marrakech !
Quelles applications de taxi utiliser pour éviter la négociation ?
C’est l’astuce qui me sauve la vie quand je ne veux pas stresser avec la langue : utiliser une application. Indrive est très populaire dans les grandes villes comme Casablanca, Rabat ou Marrakech. Le gros avantage, c’est que le prix est fixé à l’avance ou négocié via l’appli. Plus besoin de débattre sur le prix ou de vérifier si le compteur tourne, c’est vraiment rassurant quand on débute.
Est-ce que les taxis coûtent cher au Maroc ?
Honnêtement, comparé à l’Europe, c’est très abordable, à condition de ne pas se faire avoir ! Le petit taxi est très économique si le chauffeur met le compteur (lkontor). Si vous prenez un grand taxi, le prix se négocie avant de monter, ou alors vous payez la place si c’est un taxi collectif. Si le chauffeur refuse le compteur ou propose un forfait exagéré, n’hésitez pas à en arrêter un autre.
Faut-il obligatoirement laisser un pourboire au chauffeur ?
Ce n’est pas une obligation stricte, mais c’est très apprécié et cela fait partie des usages. En général, on arrondit la somme au dirham supérieur ou on laisse quelques dirhams de plus si le chauffeur a été sympa ou a aidé avec les bagages. C’est un petit geste « bghit nkun drayfa » (pour être gentille) qui passe toujours bien.




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