Dynasties marocaines : 12 siècles d’histoire

Découvrez les dynasties marocaines qui ont bâti le Royaume. Des Idrissides aux Alaouites, explorez 12 siècles d'histoire et d'héritage.

L’essentiel à retenir : L’identité marocaine unique s’est construite sur douze siècles, fusionnant ancrage berbère et légitimité chérifienne. Comprendre cette riche succession de dynasties permet de saisir les racines profondes et les traditions vivantes du Maroc d’aujourd’hui. Une continuité historique exceptionnelle, incarnée par la dynastie Alaouite qui règne sans interruption depuis 1666.

Avez-vous déjà ressenti cette frustration de ne pas maîtriser l’histoire de vos ancêtres, vous empêchant de participer pleinement aux conversations sur le passé du royaume avec vos grands-parents ? Pour renforcer ce lien intergénérationnel, nous retracerons ensemble la chronologie complète des dynasties marocaines, en mettant en lumière la manière dont chacune a forgé l’identité unique et plurielle du pays. Vous obtiendrez ainsi des repères clairs sur cet héritage politique et culturel, transformant chaque monument ou tradition en un souvenir vivant de votre propre histoire familiale.

Avant les grandes dynasties : les fondations du Maroc

Carte historique illustrant le Maroc de l'ère pré-islamique aux premiers royaumes indépendants

Le Maroc avant l’islam : une terre de passage

Oubliez l’image d’un territoire vide. La Mauretanie Tingitane romaine, puis les Vandales et les Byzantins ont occupé les côtes. Pourtant, l’intérieur des terres restait fermement aux mains des tribus berbères, les Amazighs, insoumises aux pouvoirs étrangers.

Ce territoire a toujours été un carrefour stratégique, bien avant l’arrivée des Arabes. Les Phéniciens et les Carthaginois y avaient déjà établi des comptoirs. Le Maroc n’était absolument pas une page blanche.

Cette résilience locale face aux empires successifs explique tout. C’est ce terreau d’indépendance farouche qui a façonné la suite de l’histoire.

La conquête musulmane et la grande révolte berbère

À la fin du 7ème siècle, les armées des Omeyyades débarquent. L’islamisation des populations est rapide, c’est un fait. Mais ne confondez pas cela avec l’arabisation, qui prendra beaucoup plus de temps.

Tout bascule avec la Grande Révolte Berbère (740-743). Les causes ? Des injustices fiscales insupportables et le sentiment d’être traités comme des sujets de seconde zone par Damas. C’est l’acte fondateur de l’indépendance marocaine.

La conséquence est majeure : le Maroc s’arrache définitivement au contrôle direct des califats orientaux. Le terrain est désormais libre pour l’émergence de pouvoirs locaux.

L’aube de l’indépendance : les premiers royaumes

Suite à cette révolte, le pays se fragmente politiquement. Bien avant les célèbres dynasties marocaines, plusieurs entités indépendantes voient le jour, défiant l’autorité centrale.

Trois exemples marquants illustrent cette époque : le royaume de Nekor dans le Rif (710-1019), les mystérieux Barghawata sur la côte (744-1058) avec leur propre religion, et l’émirat commercial de Sijilmassa (757-976).

Ces expériences politiques prouvent une chose essentielle. La volonté d’autonomie était déjà là, bien avant l’arrivée d’Idriss Ier.

Les Idrissides : la naissance d’un état marocain (789–974)

Illustration historique de la fondation de l'État marocain par Idriss Ier à Volubilis

Après cette fragmentation, un homme va réussir à fédérer une partie de ces tribus et à poser la première pierre de la première des grandes dynasties marocaines.

Idriss Ier, le fondateur exilé

Tout commence avec Idriss Ier. C’était un chérif, descendant direct du prophète Mahomet, fuyant la persécution impitoyable des Abbassides en Orient. Il n’avait pas d’autre choix que l’exil.

Il arrive au Maroc, à Walili (Volubilis), où la tribu berbère des Awarba l’accueille chaleureusement. Sa légitimité religieuse incontestable lui a permis de rassembler plusieurs tribus disparates sous son autorité. C’est ainsi qu’il a pu fédérer ces clans autour d’un projet commun.

On le considère aujourd’hui comme le fondateur du premier État marocain, même si son règne fut finalement assez court.

Fès, le berceau spirituel et politique

Son fils, Idriss II, ne s’est pas contenté de suivre. C’est lui qui poursuit son œuvre et va véritablement consolider le jeune État face aux défis. Il a tout structuré.

Sa décision la plus marquante est la fondation de la ville de Fès vers 808. La cité devient un centre politique, mais aussi religieux et culturel, boosté par l’accueil de réfugiés de Kairouan et de Cordoue.

On pense aussi à la construction de la mosquée Al-Qarawiyyin par Fatima al-Fihriya. Elle deviendra la plus ancienne université au monde encore en activité, rayonnant sur tout le Maghreb.

Le déclin et l’héritage idrisside

Le pouvoir idrisside s’affaiblit rapidement après la mort d’Idriss II. La cause principale est le partage du royaume entre ses nombreux fils, ce qui a entraîné des divisions internes fatales.

Les lourdes pressions extérieures ont finalement achevé la dynastie. On parle ici des interventions des puissants Fatimides d’Égypte et des Omeyyades de Cordoue, qui se disputaient l’influence sur le Maroc. La dynastie disparaît vers 974.

L’héritage symbolique des Idrissides reste pourtant immense : ils ont ancré l’idée d’un État marocain indépendant et introduit la légitimité chérifienne.

L’ère des empires berbères : Almoravides et Almohades

Après la chute des Idrissides et une période de chaos dominée par les tribus zénètes, le pouvoir va basculer vers le sud, avec l’arrivée de deux des plus puissantes Dynasties marocaines que le pays ait connues. C’est un tournant majeur. Vous pensez connaître l’histoire du Maghreb ? Attendez de voir comment ces guerriers du désert ont bâti des empires qui s’étendaient jusqu’en Espagne.

Les Almoravides : du désert à l’empire (c. 1060 – 1147)

Tout commence avec les Almoravides, ou Al-Murabitun. Ce sont des réformateurs religieux austères issus des tribus berbères Sanhadja du Sahara. Ils ne rigolaient pas avec la discipline.

Deux hommes changent la donne : Abdallah ben Yassin, le guide spirituel, et Youssef ben Tachfine, le bâtisseur. Sous ce dernier, le Maroc est unifié, de Sijilmassa jusqu’au nord. C’est une prouesse militaire totalement inédite pour l’époque.

Ils ne s’arrêtent pas là et foncent en Al-Andalus pour stopper la Reconquista chrétienne. Résultat : ils ont unifié le Maroc et une grande partie de l’Espagne.

Marrakech, capitale impériale

C’est à cette époque, vers 1070, qu’ils fondent leur capitale, Marrakech. La ville rouge devient instantanément le centre névralgique d’un vaste empire. Vous imaginez l’effervescence ?

Leur héritage est partout. Ils ont imposé l’islam malékite sunnite comme doctrine officielle, une caractéristique fondamentale qui perdure aujourd’hui. Regardez simplement des constructions comme la Qoubba Almoravide à Marrakech, elle témoigne encore de cette époque glorieuse.

Pour comprendre cet impact, je vous conseille de creuser l’islam malékite au Maroc. C’est la clé.

Les Almohades : la réforme religieuse par les armes (c. 1121–1269)

Les Almohades (Al-Muwahhidun) émergent en opposition totale aux Almoravides. Issus des tribus Masmouda du Haut Atlas, ils suivent Ibn Toumert. Ce leader charismatique prêche un retour à un islam pur, basé sur l’unicité divine (Tawhid).

Pour eux, les Almoravides étaient coupables de laxisme religieux et d’anthropomorphisme. Leur doctrine se voulait beaucoup plus rigoriste et intransigeante. Pas de place pour le compromis.

C’est leur chef militaire, Abd al-Mumin, disciple d’Ibn Toumert, qui mène la charge. Il a mené la conquête brutale et renversé les Almoravides en 1147.

L’apogée et la chute d’un empire colossal

À son apogée, l’empire almohade est gigantesque. Il s’étendait de l’Espagne à la Tripolitaine, formant le plus grand empire d’Afrique du Nord. C’est une domination territoriale absolue.

Leurs architectes ont laissé des traces grandioses : la Koutoubia à Marrakech, la Giralda de Séville, et la fameuse Tour Hassan à Rabat, qui devient une de leurs capitales stratégiques. C’est impressionnant de voir ces monuments debout.

Mais la défaite de Las Navas de Tolosa (1212) précipite leur chute face aux Mérinides. C’est aussi l’histoire de la ville de Rabat qui change.

Les Mérinides : l’âge d’or des arts et des sciences (1244–1465)

L’immense empire almohade finit par s’effondrer, laissant la place à une nouvelle dynastie berbère, venue cette fois des hauts plateaux de l’est : les Mérinides.

L’ascension des nomades zénètes

Tout commence avec les Mérinides, une tribu berbère nomade Zénète. Dans la grande histoire des Dynasties marocaines, ils ont d’abord opéré comme de simples mercenaires combattant au service des Almohades.

Mais ils ont su saisir leur chance face à l’affaiblissement almohade pour conquérir progressivement le nord du Maroc. C’est leur chef Abou Yahya qui prend Fès en 1248, marquant le véritable début de leur domination.

Contrairement à leurs prédécesseurs, ils n’avaient pas de projet religieux particulier à imposer. Leur moteur était avant tout une ambition politique claire.

Fès, capitale des arts et du savoir

Sous leur règne, ils ont fait de Fès leur capitale et l’ont embellie comme jamais auparavant. Ils ont même construit Fès el-Jdid, la nouvelle ville, juste à côté de Fès el-Bali.

Leur rôle de mécènes a été déterminant pour la culture. Ils ont financé la construction de nombreuses médersas, ces écoles coraniques qui servaient aussi de lieux d’enseignement supérieur pour diverses sciences.

Le grand historien Ibn Khaldoun, qui a servi à la cour mérinide, prouve le rayonnement intellectuel de cette période. Il a analysé le modèle d’Ibn Khaldoun pour expliquer l’instabilité des dynasties tribales.

Le raffinement architectural mérinide

Le style architectural mérinide représente un sommet de raffinement dans l’art hispano-mauresque. C’est une esthétique qui marque les esprits par sa délicatesse.

Vous remarquerez l’utilisation exquise du bois de cèdre sculpté et des stucs, ou « gebs », finement ciselés. Les zelliges colorés qui ornent leurs constructions témoignent d’une maîtrise artisanale exceptionnelle.

Si vous voulez voir ces merveilles, voici les lieux incontournables :

  • La Médersa Bou Inania de Fès
  • La Médersa Al-Attarine de Fès
  • La nécropole de Chellah

Saadiens et Alaouites : le temps des dynasties chérifiennes

La montée des Saadiens face à la menace ibérique (1549–1659)

Après la fin de la Reconquista en 1492, Portugais et Espagnols s’installent agressivement sur les côtes. C’est une épreuve critique pour les dynasties marocaines ; la lignée Wattaside (1472-1554) se révèle incapable de les repousser.

C’est alors que les Saadiens émergent comme une nouvelle force venue du sud, précisément de la vallée du Drâa. Ils sont portés par un discours puissant de guerre sainte, le jihad, dirigé contre les envahisseurs chrétiens.

Leur atout majeur réside dans leur légitimité chérifienne indiscutable. Cette descendance directe du Prophète leur confère une aura religieuse et politique bien supérieure à celle des Wattassides, incapables de rivaliser.

La bataille des Trois Rois et le règne d’Ahmed al-Mansour

L’histoire retient surtout un épisode célèbre de leur règne : la bataille de Ksar el-Kébir en 1578. On la connaît plus souvent sous le nom tragique de bataille des Trois Rois.

L’enjeu est colossal : le sultan saadien Abd al-Malik, allié aux Ottomans, y écrase l’armée portugaise du roi Sébastien Ier. Le bilan est lourd puisque les trois rois, celui du Portugal et les deux prétendants marocains, y trouvent la mort.

Le successeur, Ahmed al-Mansour « le Victorieux, le Doré », profite de l’immense rançon payée pour les prisonniers portugais pour asseoir définitivement son pouvoir et son prestige.

La dynastie Alaouite : l’unification et la pérennité (depuis 1666)

Après la mort d’Al-Mansour, le Maroc sombre malheureusement dans l’anarchie. C’est une autre famille chérifienne, les Alaouites, originaires du Tafilalet, qui va progressivement réunifier le pays avec patience et stratégie.

Retenez bien le nom de Moulay Rachid, celui qui prend Fès en 1666. Il est considéré comme le véritable fondateur de la dynastie qui règne encore aujourd’hui sur le Maroc.

Il faut aussi insister sur la figure de son frère, Moulay Ismaïl (1672-1727). Il est connu pour avoir pacifié le pays d’une main de fer et établi sa capitale grandiose à Meknès.

Les secrets d’une longévité exceptionnelle

On peut légitimement s’interroger sur les raisons de la durée exceptionnelle de la dynastie alaouite. Elle se maintient au pouvoir depuis plus de 350 ans, un exploit politique rare.

La pérennité de la dynastie alaouite repose sur une reconnaissance mutuelle entre le pouvoir central, le Makhzen, et les sociétés tribales locales qu’il a su gérer.

C’est ce qu’analyse Raymond Jamous dans ses travaux sur la relation complexe entre le Makhzen et les tribus.

  • La légitimité religieuse (chorfa, descendants du Prophète).
  • Le contrôle des frontières et des routes commerciales.
  • La mobilité de la cour (harka) pour affirmer l’autorité du sultan.
  • Un système d’alliances complexe avec les tribus.

Quelle a été la plus grande dynastie ? un débat ouvert

Face à cette succession de pouvoirs, une question revient souvent : laquelle de ces dynasties a été la plus « grande » ? La réponse dépend entièrement des critères que l’on choisit.

Le critère de l’expansion territoriale

Si l’on évalue la puissance à l’aune des kilomètres carrés contrôlés, une dynastie se détache très nettement du lot. Le verdict des cartes géographiques est sans appel et tranche le débat immédiatement.

Les Almohades sont sans conteste les vainqueurs de ce match territorial. À leur apogée, leur empire couvrait l’intégralité du Maghreb, de l’Atlantique jusqu’à la Libye, englobant aussi une grande partie de l’Espagne musulmane. C’est le plus vaste territoire jamais piloté depuis le Maroc.

Certes, les Almoravides et les Saadiens — avec leurs expéditions jusqu’à Tombouctou — ont géré des empires étendus, mais ils restent un cran en dessous.

Le critère de l’héritage culturel et architectural

D’un point de vue artistique, la compétition devient beaucoup plus féroce. Difficile de trancher, car chaque dynastie a laissé une empreinte indélébile et unique sur notre patrimoine national.

Les Mérinides sont souvent cités pour le raffinement extrême de leur art, visible dans les sublimes médersas de Fès. Pour beaucoup d’historiens, leur règne représente l’apogée du goût et un âge d’or culturel indiscutable.

Pourtant, impossible d’ignorer la majesté des constructions almohades, comme la Koutoubia, ou le faste incroyable des palais saadiens, tel le Palais El Badi.

Le critère de la durée et de la stabilité

Si la vraie grandeur se mesure à la capacité de durer et d’assurer une continuité politique, alors le verdict tombe sans la moindre hésitation.

La dynastie Alaouite l’emporte haut la main. Au pouvoir depuis le milieu du 17ème siècle, elle a traversé les crises internes, la pression coloniale et le choc de la modernité sans jamais rompre la chaîne de commandement.

Aucune autre lignée parmi les dynasties marocaines n’approche, même de loin, une telle longévité au pouvoir.

Tableau comparatif des dynasties marocaines

Pour y voir plus clair dans cette chronologie complexe, rien ne vaut une synthèse visuelle. Chaque lignée a apporté sa propre pierre à l’immense édifice de l’histoire marocaine.

Voici un résumé concret des grandes dynasties qui ont façonné le visage du Maroc que nous connaissons.

Dynastie Période Capitale(s) Figure emblématique Réalisation majeure
Idrissides 789–974 Volubilis, Fès Idriss II Fondation de Fès, premier État marocain
Almoravides 1060–1147 Marrakech Youssef ben Tachfine Unification du Maroc et d’Al-Andalus
Almohades 1121–1269 Tinmel, Marrakech, Rabat, Séville Abd al-Mumin Plus grand empire du Maghreb, Koutoubia
Mérinides 1244–1465 Fès Abou Inan Faris Âge d’or culturel, Médersas de Fès
Saadiens 1549–1659 Marrakech Ahmed al-Mansour Victoire des Trois Rois, Palais El Badi
Alaouites 1666–Présent Fès, Meknès, Rabat Moulay Ismaïl / Mohammed V Longévité, Maroc moderne

L’héritage des dynasties dans le Maroc d’aujourd’hui

Des médinas aux palais : une architecture qui parle

L’héritage le plus évident est architectural. Se promener dans les villes impériales, c’est voyager à travers les siècles. On touche l’histoire du doigt, loin des manuels scolaires parfois trop abstraits.

La Koutoubia almohade domine toujours Marrakech, les médersas mérinides illuminent Fès, et les tombeaux saadiens témoignent d’un faste passé. Chaque dynastie a laissé sa signature sur le paysage urbain. C’est un musée à ciel ouvert que nous traversons quotidiennement.

Cet héritage est une source de fierté nationale et un pilier du tourisme culturel. C’est ce qui rend notre pays si unique aux yeux du monde.

L’influence sur l’identité et la culture marocaine

Au-delà des pierres, les dynasties ont forgé l’identité marocaine. Le choix de l’islam malékite par les Almoravides, la tradition du savoir des Mérinides, ou encore l’importance de la lignée chérifienne des Saadiens et Alaouites. Tout vient de là, c’est notre socle commun.

Ces éléments structurent encore aujourd’hui la société et la vie religieuse du pays. L’artisanat, comme la poterie de Safi ou le travail du cuir, perpétue des savoir-faire séculaires.

Même la langue, le darija, est un mélange d’influences berbères, arabes et andalouses, reflet de cette histoire complexe. Les expressions marocaines que nous utilisons chaque jour en sont la preuve vivante.

La monarchie actuelle, héritière de 12 siècles d’histoire

La monarchie alaouite actuelle est le fruit de cette longue histoire. Elle en est la continuation directe. C’est une ligne ininterrompue qui définit la stabilité et la singularité du Royaume.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, porte le titre de Commandeur des Croyants (Amir Al Mouminine), un héritage direct qui remonte aux premiers sultans et qui assoit sa légitimité religieuse et politique. Cette double fonction est singulière dans le monde musulman actuel.

Comprendre les dynasties passées est donc indispensable pour comprendre le fonctionnement du Maroc contemporain. Tout est lié.

L’histoire politique marocaine manque de nouvelles synthèses, mais le génie singulier de sa monarchie, forgé par des siècles de dynasties, reste un sujet d’étude majeur.

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans l’analyse académique de ces structures, cette étude récente offre des perspectives intéressantes sur la continuité de l’État marocain.

Comprendre ces dynasties, c’est enfin saisir l’âme du Maroc de mes grands-parents. De la grandeur des Almohades à la stabilité des Alaouites, cette histoire façonne notre identité aujourd’hui. C’est bien plus que des dates : c’est le socle sur lequel je construis mon apprentissage de la darija pour me rapprocher d’eux.

FAQ

C’est laquelle, la toute première dynastie du Maroc ?

C’est la dynastie des Idrissides qui ouvre le bal. Elle a été fondée en 789 par Idriss Ier. C’est un moment clé pour nous, car ils sont considérés comme les pères fondateurs du premier véritable État marocain, indépendant de l’Orient. C’est d’ailleurs sous cette dynastie, avec Idriss II, qu’a été fondée la ville de Fès, notre capitale spirituelle.

Quelles sont les dynasties qui ont gouverné le Maroc ?

L’histoire du Maroc est rythmée par la succession de grandes familles. Après les Idrissides, on a eu les empires berbères avec les Almoravides et les Almohades, suivis par les Mérinides (l’âge d’or culturel) et les Wattassides. Ensuite, ce sont les dynasties chérifiennes (descendantes du Prophète) qui ont pris le relais : les Saadiens, et enfin les Alaouites, qui règnent sur le pays depuis 1666 jusqu’à aujourd’hui.

Quelle a été la plus grande dynastie de l’histoire ?

Tout dépend de tes critères ! Si tu regardes la carte géographique, les Almohades remportent la palme : leur empire était gigantesque, s’étendant de l’Espagne jusqu’à la Libye actuelle. Par contre, si tu juges par la longévité et la stabilité, c’est la dynastie Alaouite qui gagne haut la main, avec plus de trois siècles de règne ininterrompu.

Comment s’appelait le Maroc dans l’ancien temps ?

Avant de devenir le Maroc que l’on connaît, le territoire a porté plusieurs noms. Durant l’Antiquité romaine, la partie nord s’appelait la Mauretanie Tingitane (Tingis étant l’ancien nom de Tanger). Plus tard, avec l’arrivée de l’islam, on l’a désigné sous le nom d’Al-Maghrib al-Aqsa, ce qui signifie « l’Occident extrême », pour le différencier des autres régions du Maghreb.

Quelles sont les grandes périodes à retenir pour comprendre l’histoire ?

Pour t’y retrouver simplement, tu peux diviser notre histoire en quelques blocs : la période antique (berbère et romaine), l’islamisation et les premiers royaumes indépendants (comme les Idrissides), l’ère des grands empires impériaux (Almoravides à Alaouites), et enfin la période contemporaine marquée par le Protectorat et l’Indépendance retrouvée.

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